Verres progressifs : comment ça marche ?

Lunettes sur un ordinateur

Le rôle des verres progressifs est d’assurer une vision nette à toutes les distances, sans percevoir de rupture entre les différentes vues. Commercialisés depuis leur invention par Bernard Maitenaz (futur président du groupe Essilor) en 1959, ils se sont vite imposés face aux verres à double foyer.

Quelles différences avec les autres verres ?

Les verres prescrits le plus couramment sont les verres unifocaux. En d’autres termes, ils ne corrigent qu’un trouble de la vision, qui peut être aussi bien la myopie, que l’hypermétropie ou l’astigmatisme. Selon le défaut visuel, ils auront la forme d’une sphère plutôt convexe (vision de près) ou concave (vision de loin).

Les personnes gênées par leur vision de près pour des activités bien précises, comme la lecture ou le travail sur écran, peuvent avoir recours à des verres dégressifs. Plus connus en tant que lunettes loupe, ceux-là corrigent la vision de près ou intermédiaire mais ne corrigent pas à proprement parler les troubles de la vue. Les lunetes loupe permettent de dépanner et ne nécessitent pas d’ordonnance.

Enfin, les verres progressifs sont la transition logique entre des verres unifocaux et bi-focaux. Plutôt que de juxtaposer des sphères distinctes pour les vision de près et de loin, les verres progressifs sont composés d’une succession de sphères superposées pour éviter à l’oeil de voir la transition entre les deux visions.

Pourquoi porter des lunettes progressives ?

Les lunettes de vue progressives sont prescrites aux personnes presbytes, ayant du mal à voir à la fois de près et de loin. Ce trouble de la vision apparaît généralement autour de 40-45 ans, provoqué par la perte d’éleasticité du cristallin. En effet, l’accomodation de près est de plus en plus difficile, si bien qu’il faut lire à bout de bras pour distinguer les caractères… sans trop éloigner, au risque de tomber dans le trouble de la vision de loin.

Mais grâce aux verres progressifs, une seule paire de lunettes suffit pour corriger tous les défauts en même temps, sans avoir besoin de changer de lunettes à chaque activité.

Il faudra cependant quelques heures ou jours d’adaptation, selon les personnes, pour apprivoiser la nouvelle façon de porter son regard à travers ces lunettes.